Est-il encore raisonnable pour les acteurs du digital de proposer des dispositifs qui ne produisent au final que du Carbone ?

Avant toute chose, bien préciser que je ne suis pas l’auteur du texte ci-dessous. Voilà. C’est un extrait – la fin – d’un super post signé François Houste dans Usbek et Rika. Ceci étant clarifié deux points ouvrez les guillemets la question est posée : est-il encore raisonnable pour les acteurs et agences de la communication du digital de proposer des dispositifs qui ne produisent au final que du carbone ? N’est-il pas temps d’être responsable et de savoir dire Stop ! à la débauche d’octets que nécessitent aujourd’hui nombre d’opérations média pour revenir à d’autres méthodes ? C’est peut-être aussi la responsabilité de tout un secteur de se remettre en cause.

Mais concrètement, on fait quoi ? Dans l’impossible équation qui se pose aujourd’hui du développement économique des entreprises et du respect des ressources écologiques, quelles solutions pour les « professionnels du numériques » face à l’urgence ?

Je ne pense pas, malgré les discours très tendances, que plus de tech soit la solution globale. On ne résoudra pas les problèmes inhérents à la consommation énergétique en multipliant les puces et les connexions… et même si les périphériques deviennent de plus en plus économes (Low Energy dit-on désormais), le fait qu’ils se multiplient à vitesse grand V annule largement les efforts des meilleurs ingénieurs.

Non, la solution à nos problèmes d’acteurs du numérique n’est sans doute pas dans la multiplication des outils numériques. Elle est dans la proposition de solutions alternatives au numérique. Paradoxal ? Oui, certainement.

Ayons l’honnêteté de dire aux annonceurs quel impact la prochaine campagne qu’ils envisagent aura sur la planète

Mais commençons par une prise de conscience globale : faisons déjà l’effort, tous ensemble, de chiffrer les solutions et les dispositifs que nous proposons à nos clients. Pas en Euros, nous savons déjà très bien le faire, mais en carbone. Ayons l’honnêteté de dire aux annonceurs quel impact la prochaine campagne qu’ils envisagent aura sur la planète. Accompagnons nos propositions d’un bilan carbone et, pourquoi pas, proposons des campagnes, des outils, des plateformes alternatives. Des solutions peut-être tout aussi innovantes d’un point de vue des usages, mais qui ne tirent plus si loin la corde de la digitalisation. Le client pourra juger sereinement et s’engager auprès des solutions les plus respectueuses de notre planète.

Apprenons également à dire non à certains dispositifs. Non, nous n’avons pas toujours besoin de données, de traqueurs, de puces pour alimenter nos campagnes et nos recommandations. Et si la Data rend – parfois – plus intelligent, elle rend globalement moins responsable. Faisons preuve de frugalité et n’hésitons pas à préférer des actions directes, humaines, concrètes à la nième campagne social média désincarnée.

A-t-on réellement besoin d’un homme-sandwich qui fait huit fois par an le tour du monde en avion ?

Social Media ? Apprenons à les manipuler avec précaution et dressons le bilan de nos relations avec les influenceurs. A-t-on réellement besoin d’un homme-sandwich qui fait huit fois par an le tour du monde en avion ? Est-ce là l’égérie que les marques que nous défendons veulent mettre en avant, est-ce réellement l’image que nous leur conseillons d’endosser ? Des petits gestes ? Des déclarations ? Oui, mais surtout une discipline à laquelle s’astreindre.

Et vous entreprises, prenez donc en compte ces recommandations, et soyons fous… ne jugez plus les agences sur leur seul bilan économique mais choisissez-les également sur leurs propositions écologiques. Car c’est seulement si tout le monde change la règle du jeu que les efforts de chacun auront un sens.

Et n’oublions pas : de toutes façons, tout ceci n’était peut-être pas bien sérieux.

Source + intégralité du post

https://usbeketrica.com/article/civilisation-numerique-vers-la-fin-de-la-blague?